le rapport de force

Le rapport de force :
sortir du jeu de l’astral

Il y a des moments où l’intérieur devient confus. Une pensée te traverse, tu réagis. Une émotion monte, tu t’agites. Tu crois savoir pourquoi, mais quelque chose sonne faux. Ce que tu ressens semble t’échapper, comme si ça ne venait pas vraiment de toi. Tu veux comprendre, mais plus tu analyses, plus ça tourne en boucle. Alors tu doutes. De toi. De ton ressenti. De ta direction.

Ce que tu vis là n’est pas une erreur. C’est un point de bascule. Ce moment où une tension intérieure devient visible. Une friction entre ce que tu crois être et une mémoire invisible qui t’habite.

Cet article te propose une lecture différente. Celle d’un rapport de force silencieux entre ton ego et une couche plus subtile appelée l’astral. Pas pour te battre. Mais pour reprendre ton autorité. Pas pour te défendre. Mais pour te replacer dans ton axe.

astral

Définir l’astral

L’astral n’est pas une dimension abstraite réservée à des initiés. C’est un champ de mémoire vivante, collectif et personnel, qui agit à travers chaque être humain. Il contient les pensées, les émotions, les traumas, les croyances non intégrées, tout ce qui a été pensé, souffert, désiré, sans jamais être vu dans sa racine.

L’astral fonctionne par réaction. Il projette des formes pensées dans le mental inférieur, fait vibrer des émotions dans le corps, utilise la mémoire de l’âme comme point d’ancrage. Il agit aussi comme intermédiaire parasite entre l’ego et l’esprit, filtrant, colorant, déformant la lumière selon les blessures encore actives.

Le mental inférieur pense avec le passé. Le mental supérieur reçoit le réel sans le déformer. Entre les deux, l’ego, traversé de tensions, devient le théâtre d’un rapport de force constant.

rapportdeforce

Le rapport de force : illusion ou seuil ?

Ce que tu ressens comme conflit intérieur n’est pas une erreur. Ce n’est pas une guerre. C’est un seuil. Un endroit où deux courants s’opposent. Celui de la mémoire et celui de l’intelligence réelle. Cette intelligence n’est pas mentale. Elle ne passe pas par l’intellect. Elle provient directement de la lumière de l’esprit. Sa perception est pure, immédiate et sans polarisation.

Tant que l’ego n’est pas dans son axe, il réagit. Il veut comprendre, se défendre, avoir raison. Mais plus il bouge, plus il nourrit l’astral qui se nourrit du mouvement.

Le véritable rapport de force n’est pas avec l’autre, ni même avec l’émotion. Il est vibratoire.

C’est à cet endroit que peut surgir le point de bascule. Quand l’ego cesse de croire qu’il est l’origine de la pensée, il commence à devenir intelligent. Il ne pense plus pour comprendre. Il discerne pour trancher. Et dès que l’astral est neutralisé, l’ego se retourne et devient un outil de l’esprit. Un canal. Un tranchant. Non plus celui qui subit la pensée, mais celui qui incarne l’autorité du réel.

À partir de là, une autre histoire commence.

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La diffraction : mécanisme clé de l’infiltration

La lumière de l’esprit descend toujours. Elle ne traverse pas un canal chargé de mémoire astrale. À chaque mémoire non vue, une couche s’interpose. Sandra Vimont appelle cela la diffraction. La lumière ne passe plus en ligne directe. Elle se fragmente en pensées éparses, en émotions, en réactions.

Tant que l’ego ne nettoie pas ces couches, il ne pense pas. Il est pensé. Chaque pensée polarisée, chaque doute, chaque peur signale que la lumière est diffractée par une mémoire. Dans cette faille s’engouffrent des influences invisibles. Elles semblent naturelles, mais elles ne viennent pas de toi.

Ce n’est pas un combat. C’est une rééducation de la conscience. Un retour à la ligne directe.

conflit

Exemple concret :
quand le corps réagit, est-ce que c’est vrai ?

Tu vis une scène simple. Quelqu’un ne te répond pas. Une situation t’échappe. Une pression surgit dans la gorge, la poitrine ou le ventre. Tu ressens une alerte. Tu crois que quelque chose ne va pas.

À cet instant commence le vrai rapport de force.

Ce que tu ressens dans ton corps peut provenir de deux sources très différentes.

  1. Une intuition claire, un signal de ton esprit.
  2. Une impression astrale qui imite la perception pour provoquer une réaction.

Et l’astral est extrêmement subtil à ce jeu. Il infiltre la sensation, crée une tension, déclenche un réflexe, puis t’envoie une pensée :  » Tu vas voir, il va se passer un truc.  »

Mais cette pensée est chargée d’angoisse, de doute, de projection. Et là, tu sais : ce n’est pas réel. C’est déjà trop chargé.

Le vrai rapport de force ici, c’est de faire pause. De ressentir, non pas depuis la peur, mais depuis l’axe. De te replacer dans une autorité vibratoire. Et depuis cette posture claire, tu poses ta question à ton esprit :

 » Est-ce que ce que je ressens est vrai ?
Est-ce que cette sensation est juste ? « 

Et tu attends la réponse. Pas une réponse mentale. Même si elle s’exprime par des mots, elle ne vient pas du mental. Elle vient d’un signal vibratoire, immédiat, clair, non chargé.

Mais voilà le point clé :

Si c’était vraiment juste, tu ne te serais même pas posé la question. La clarté serait passée directement, sans friction, sans mots, sans image. Dès qu’une pensée, un doute ou une histoire se forme autour du ressenti, tu sais que l’astral a déjà infiltré. Tu es déjà dans le panneau. La diffraction est en cours.

Et là, le vrai mouvement, c’est :

Reviens. Reprends ton axe. Coupe le lien avec cette pensée qui ne t’appartient pas.

Ce travail est subtil, parce que l’astral est maître dans l’art du déguisement. Il peut prendre la forme d’une intuition, d’un frisson, d’un avertissement. Mais dès que tu doutes de ton ressenti, tu as perdu l’autorité. Tu es descendu d’un cran vibratoire. Ce n’est pas grave. C’est là que le rapport de force commence : tu tranches, tu coupes, tu récupères ta force.

À ce moment précis, tu romps l’alliance. Tu coupes un lien invisible, ancien, profond, entre ton corps et une vibration qui ne t’appartient pas.

Et l’ego, en reprenant sa place, reprend son autorité et son axe.

cellule

La cellule : lieu de transmutation

Quand l’ego reste dans son axe, les circuits du corps se dépolarisent. Les cellules ne sont plus activées par la mémoire. Elles deviennent des récepteurs de la lumière de l’esprit.

C’est une alchimie vibratoire dans la chair. Les cellules commencent à bouillonner, à vibrer d’une vie nouvelle. Un feu invisible réorganise leur matière. Il ne s’agit pas d’un symbole. C’est une transformation réelle dans chaque tissu, chaque fibre, chaque mémoire biologique. C’est là que l’esprit descend dans le corps. Et que le corps devient son temple.

axeamour

Retrouver l’axe :
Amour, discernement, lucidité vibratoire

Quand tu reviens à ton axe, tu reviens à toi. Pas au toi conditionné par l’histoire. À la Présence nue en toi. Cette Présence ne se défend pas. Elle ne réagit pas. Elle ne justifie rien.

Elle regarde. Elle discerne. Elle tranche.

Tu ne juges plus. Tu ressens une lucidité vibratoire. L’amour réel ne cherche pas une forme à ressentir. Il pénètre tout. Il traverse chaque couche, chaque circuit, sans polarisation ni condition.

Le rapport de force devient un feu doux. Une capacité de dire non sans colère. Une capacité de dire oui sans peur. Une parole claire. Une direction posée. Un regard qui voit à travers.

exercice

Exercice pratique :
Observer une réaction et reprendre son autorité vibratoire

Intention

Distinguer une sensation vibratoire authentique d’une infiltration astrale, en observant lucidement une scène passée pour reprendre ton autorité vibratoire.

Étapes

étape 1

Ferme les yeux.

Rappelle-toi d’une situation concrète où tu as réagi : une parole, un regard, un événement qui a déclenché une charge. Tu t’es senti blessé, agité, défensif, coupable ou en colère.

étape 2

Laisse remonter la scène, sans jugement.

Observe ce qui s’est joué à ce moment-là : ton émotion, ton état physique, tes pensées, ton ressenti intérieur.
Regarde ce que ton ego a cherché à faire : se défendre, se justifier, exister davantage que l’autre.

étape 3

Regarde ce que l’autre vivait aussi.

Était-il dans son axe ? Ou était-il en train de projeter sa propre mémoire, sa propre souffrance ?
Était-ce une confrontation astrale mutuelle ou une tentative maladroite d’expression ?
Ressens ce que l’autre te montrait de lui, sans t’en approprier la charge.
Plus ton ego devient lucide, plus il perçoit la souffrance vibratoire de l’autre – sans l’excuser, mais en la voyant.
À cet instant, tu bascules dans une intelligence d’amour (non émotionnelle). Tu ne réponds plus en réaction, tu observes en axe.

étape 4

Reconnais le mécanisme.

Si une pensée t’a fait douter de ce que tu ressentais, si une émotion a coloré ton esprit, alors l’astral a infiltré l’instant.
Ton ego ne s’est pas aligné, il a glissé vers la mémoire. Et c’est exactement cela que l’esprit voulait te faire voir.
Dis intérieurement :
« Ce n’était pas moi, c’était une mémoire. »
« Merci pour cette prise de conscience. »

étape 5

Affirme ton autorité vibratoire.

Si aujourd’hui tu observes la scène sans être touché, c’est que l’ego s’est repositionné.
Tu sens une clarté froide, une évidence. Tu ne te poses même plus la question.
S’il y a doute, tension, flottement ou justification, tu sais que l’astral est encore là. Alors tu coupes.
« Je reprends mon axe vibratoire. »
« Je ne nourris plus cette mémoire. »

Tu ressens une clarté neutre dans ton axe. Plus de besoin d’avoir raison. Plus d’attente de l’autre.
Tu vois la scène pour ce qu’elle est : un théâtre de mémoire. Et tu redeviens l’acteur conscient, debout dans ta verticalité.

Ne me croyez pas. Essayez. Appliquez. Voyez. Ne prenez pas cette parole comme une vérité. Vivez-la. Observez ce qui se passe en vous, dans vos relations, dans vos réactions. Ce n’est qu’en expérimentant par vous-même que vous saurez si c’est juste.
L’ego intelligent ne croit plus.
Il vérifie par l’expérience.

voixextérieur

Voix extérieures : un autre regard

Des psychiatres comme Jerry Marzinsky et Wilson Van Dusen ont observé, dans des cas extrêmes, que certaines pensées ou voix ne provenaient pas de l’individu, mais semblaient externes à lui. Ces formes de parasitage mental évoquent des intrusions réelles d’un plan non visible, capables d’imiter la pensée intérieure pour mieux affaiblir l’ego.

Ce qu’ils ont observé en clinique est aussi présent, sous forme atténuée, chez chacun de nous. L’astral agit exactement de cette façon : il infiltre subtilement la pensée, surtout quand l’ego est affaibli ou émotionnellement vulnérable.

Une piste thérapeutique récente va dans ce même sens : la thérapie AVATAR. Elle propose de dialoguer directement avec ces voix ou formes-pensées à travers une représentation visuelle et sonore, permettant à l’individu de reprendre autorité face à ce qui le hante. Ce protocole offre une rencontre directe, non plus dans la peur, mais dans une posture claire d’interlocuteur lucide. Pour certains, cette forme d’approche vibratoire de l’astralité ouvre des voies de libération durable. Elle rejoint ce que nous appelons ici le rapport de force conscient avec les voix qui ne viennent pas de soi.

(Jerry Marzinsky : psychothérapeute judiciaire, spécialiste des schizophrénies. Wilson Van Dusen : psychologue humaniste, chercheur sur la perception des voix chez les patients.)

En conclusion,

Revenir à l’axe, ce n’est pas seulement couper l’astral. C’est changer de réalité intérieure. C’est basculer d’un mode réactif, polarisé, soumis aux formes pensées, à un état de lucidité tranquille, stable, et non négociable.

Ce rapport à l’astral te donne une responsabilité : celle de ne plus t’identifier à la forme que tu traverses, mais de reconnaître ce qui traverse la forme. Et dans cette reconnaissance, un espace s’ouvre. Un espace où l’amour réel peut enfin circuler.

Cet amour ne cherche pas à convaincre. Il voit l’autre dans sa souffrance, sans s’y perdre. Il parle juste, sans réagir. Il agit clair, sans s’opposer.

Le rapport de force n’est ni une guerre, ni une conquête. C’est un retournement intime vers l’autorité vibratoire. C’est sortir du jeu de l’astral, voir clair dans les manipulations des mémoires, et laisser l’ego, dans son axe, trancher net pour que l’esprit descende, fusionne avec la matière vivante, et transmute notre expérience en conscience réelle, à cet Amour dépolarisé.

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